Les Grosses Pierres
C’est la rentrée. En France, les élections présidentielles sont en ligne de mire. Une fois encore, je suis désemparé car aucun leader politique, candidat ou candidate déclaré ou probable, ne me séduit à 100%. Pourtant après l’été que l’on vient de subir, avec sécheresse et canicules à répétition, j’ai envie de pousser plus loin mon engagement politique.
Comme il y a 2 ans, et même si j’ai depuis rejoint un parti politique – j’en dirai davantage bientôt – je pense toujours que le militantisme au sens d’aller sur les marchés et taper aux portes n’est pas pour moi. Mais je vais écrire davantage ici dans les semaines et mois à venir, pour structurer ma pensée, et tâcher de convaincre de manière plus frontale qu’en tentant d’influencer la sphère de mes proches par mes actes.
Je ne crois pas à la pureté idéologique. Il faut faire des efforts, pousser au plus loin, mais accepter des compromis est inévitable. Ces efforts, je les fais à mon échelle : je n’ai pas de voiture, je voyage le plus possible en train et en vélo, je mange de moins en moins de viande, et je fais très attention à l’eau – je ne me lave d’ailleurs plus tous les jours. Mais ça ne suffit pas.
J’ai par exemple lu cet éditorial du Monde, la transition écologique, combat commun de la gauche, et c’est en partie ce qui me pousse à écrire aujourd’hui. L’éditorial me paraissait, sinon prescriptif ou galvanisant, du moins être une photo très claire du point de départ de la course présidentielle à gauche. Pourtant la lecture des commentaires m’a surpris : beaucoup y trouvaient à redire, souvent sur des points que je ne comprenais pas, où la référence me manquait, et semblait après recherche issus de tel ou tel récent fait divers, comme s’il fallait retourner toutes les pierres, même les plus petites. Restons-en aux grosses pierres, aux grandes idées, aux actes importants. Laissons les faits divers et les anecdotes là où ils sont.
L’écologie sera mon phare dans le choix de mon vote le 18 avril prochain. Oui, j’ai adhéré à un parti, pour voir surtout, mais j’ai aussi lu Simone Weil, et je n’aurai aucun scrupule à voter pour qui je voudrai, sans suivre la consigne d’aucun groupe. Aujourd’hui, je dirais que ce choix se portera, par ordre alphabétique, sur Faure, Glucksmann, Mélenchon, Pigasse ou Tondelier. Ou une autre figure providentielle à la Mamdani ?
Advienne que pourra.
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